Vélo elliptique : faire du sport comme un pro mais sans risque

Avec l’expérience du vélo d’appartement, j’avais su reprendre confiance en moi. Malheureusement,  sur ma poitrine pendaient encore ces espèces de seins que j’avais en horreur. Ils m’avaient valu des insultes au lycée. Pour moi, il fallait vraiment accélérer les choses.  J’ai décidé de m’abonner à la salle de gym, et une fois de plus, mes parents m’ont soutenu en me payant un abonnement d’un mois.

Ma première fois à la salle

La première fois que je me suis rendu à la salle, je ne savais pas du tout ce qui m’y attendait. J’étais déjà très complexé par mes rondeurs et ma timidité n’arrangeait rien. Une fois à la salle, j’ai d’abord observé tout le monde. Chacun semblait occupé par ce pour quoi il était là. Dans une vaste salle remplie de machines de tout genre et de personnes musclées jusqu’aux fesses, je me perdais davantage.

Je ne savais pas où aller jusqu’à ce que je vis un jeune homme arrivé et se diriger vers une sorte de vélo. Il devait avoir la vingtaine et était un peu rond. Ce qui a tout de suite attiré mon attention quand il marchait, c’était ses bras musclés, son torse rebondi et son ventre presque plat. Ce n’était pas parfait, mais lui au moins, il n’avait ni le ventre ni les seins qui pendaient. Ça se voyait qu’il pédalait depuis un moment et j’avais envie d’atteindre cet idéal. Je n’avais aucune idée de combien il pesait mais cette image est restée gravée dans ma tête dès le moment où j’ai chevauché l’un de ces vélos et que je me suis mis à pédaler comme un forcené.

Le vélo elliptique : pas facile mais efficace

J’ai appris plus tard qu’il s’agissait d’un vélo elliptique et que le jeune homme était en fait un rugbyman dans son club universitaire. En somme, c’était un pro et il n’y avait pas de chance que j’échoue à  l’imiter.  Je pensais que ce serait aussi facile que mon vélo d’appartement. Cependant, même dans sa forme, le vélo elliptique n’avait rien à voir avec mon vélo d’appartement. D’ailleurs, il n’avait rien d’un vélo. Il n’y avait pas de selle et l’engin obligeait à rester debout et à bouger tous ses membres à la fois. Au bout de quelques va-et-vient, j’ai vite compris pourquoi ce jeune homme était aussi musclé.

J’avais intérêt à me bouger si je voulais vraiment y arriver mais j’étais déjà essoufflé comme un porc. Je transpirais à grosse goutte. Je sentais l’effort traverser tout mon corps : mes jambes, mes hanches, mes bras, mon ventre, mon torse et mon dos. Il n’y avait pas une seule partie de mon corps qui n’était pas mis à contribution. Quand je me suis arrêté et que je me rendis compte qu’en fait je venais de faire 10 minutes, pourtant quand je suis rentrée, j’ai tout de suite vu la différence.  

Mon ventre semblait plus ferme au touché. Bien que mes seins ne semblaient pas avoir perdu du gramme pour une première séance mais elles pendaient moins de même que mes bras.

Trois bonnes raisons d’utiliser le vélo d’appartement

Ma prise de conscience a été rapide et j’ai compris que si je voulais vraiment y arriver, je devais à tout prix passer rapidement à l’action. J’étais gros, plutôt énorme. Je me regardais dans la glace et tout ce que je voyais c’était un gros bide, de grosses fesses et des jambes d’éléphants. J’avais envie d’être plus que ça.

J’étais gros et timide et l’option de la salle de gym ne semblait pas m’enchanter plus que ça. J’ai donc convaincu mes parents de m’acheter un vélo d’appartement. Pour leur faire débourser 1000€, j’avais dû sortir des arguments solides. Il voulait que je commence avec un régime, mais j’ai dû leur faire comprendre les risques pour ma santé si je ne perdais pas rapidement au moins 50kg. Ils ont fini par céder.

Le vélo d’appartement : mes débuts

Quand le vélo m’a été livré, je l’ai tout de suite installé dans ma chambre. J’ai passé 10 bonnes minutes à la contempler puis je me suis décidée à y grimper. Plus jeune, je faisais tout le temps du vélo, donc je me suis dit que ça devrait être aussi facile que le vélo dans les souvenirs. Bien entendu les débuts étaient faciles, donc j’ai arboré un sourire peu rassuré en espérant que ça le soit jusqu’au bout.

La première impression est toujours la bonne, a dit l’autre. Il n’avait pas dû se mettre au vélo d’appartement avec 145kg. Au bout de 10 minutes, je ne sentais presque plus mes jambes. Il m’a fallu de l’effort pour descendre et m’écrouler au lit. Cette première expérience était  un avant-gout. Au fil des jours et à force de détermination, je suis passé à 30 minutes de vélo tous les soirs.

Les changements physiques

Au bout d’un mois à pédaler 30 minutes chaque soir, j’avais réussi à perdre 11kg. C’était surtout mes mollets qui avaient perdu le plus de graisse. En effet, j’avais pris le soin de les prendre en photos et même de les mesurer. J’ai donc repris une nouvelle photo et fait un collage des deux. Le résultat était époustouflant et je n’étais pas au bout de mes surprises.

Le deuxième point positif concernait mon tour de taille. J’y  avais aussi perdu quelques centimètres. Mon ventre avait, semblait-il, moins de masse. Quand j’ai voulu mettre mon éternel jeans taille 52 pour les cours, il m’a fallu serrer la ceinture jusqu’à l’avant-dernier trou. C’était une sensation formidable. Je me suis regardé dans ce jeans avec lequel je bataillais pour fermer ma braguette et j’ai ressenti une fierté énorme. Surtout que ça m’a permis de me rendre compte que j’avais aussi des fesses plus fermes.

C’était le 3e point fort de cette expérience. J’ai hésité à les palper, mais finalement quand je l’ai fait,  c’était pour finalement lâcher un sourire narquois. En gros, mes efforts payaient plutôt bien sur ces trois parties de mon corps et en plus il me fallait de nouveaux pantalons. Avec ça, j’étais plus que déterminé à perdre davantage pour remettre de l’ordre dans ma vie.

Vélotaf, un nouveau concept très intéressant

Après un été entier entre la salle de sport et mon vélo d’appartement, j’ai pu affiner considérablement ma silhouette. Mes 50 kg restent toujours un mythe. Il faut croire que j’aurais dû peut-être penser à prendre un coach  sportif. Dans tous les cas, j’avais déjà énormément fait dépenser mes parents et il fallait que je trouve ma voix tout seul.

A la découverte d’un concept

Je m’étais inscrit à la fac en année de science. Les cours allaient reprendre et je n’aurais plus autant de temps à consacrer à mes exercices physiques. Il fallait vraiment trouver le juste milieu. La fac était plutôt à bonne distance de la maison, mais je n’avais aucune envie d’aller en résidence. Alors, je ralliais les deux en bus. Au début, ça ne me posait pas vraiment problème jusqu’à ce que je me rende compte au bout de quelques semaines que mon poids stagnait de plus en plus. Je cherchais la solution pour reprendre mon rythme sans bousculer mon assiduité aux cours.

Un matin, alors que je faisais mon trajet habituel vers la fac en bus, je vis par la fenêtre notre voisin à vélo dans la rue. On était bien jeudi et à cette heure, il devait être en chemin pour son boulot. C’est là que j’ai eu le déclic. Tout ce qui sonnait dans ma tête, c’était « vélo ». Si je ne pouvais plus autant faire du vélo d’appartement ou du vélo elliptique, je pouvais faire comme mon voisin et brûler mes calories en pédalant jusqu’à la fac. J’ai dépoussiéré mon vieux vélo et je ne me suis pas fait prier.

Vélotaf : une expérience très enrichissante

Aller à vélo le matin pendant que d’autres sautent  dans leur voiture, ça donne l’impression d’être fou les premiers jours. Mais, en persévérant, je me suis rendu compte que de plus en plus de cadres se rendaient au travail le matin à vélo. C’est bien plus tard que je compris que c’était tout un concept que les pratiquants ont appelé le « Vélotaf ».

C’était une belle façon de brûler des calories, mais aussi d’économiser sur sa consommation en carburant et de réduire les émissions de Co². En plus, les bouchons deviennent très vite de l’histoire ancienne. Prendre l’air frais du matin dans le visage et contempler tout ce qu’il y a autour de soi permet de reprendre confiance en soi.

Entre les 2 km qui séparaient la maison de ma fac, j’avais du vélo à faire. C’était une belle façon de se rendre utile pour soi-même en perdant du poids et pour les autres.

Verdict

Résultat de l’expérience, dans la bonne moyenne. Bien qu’il ne soit pas aussi efficace qu’un bon tapis de course, le vélotaf est un concept très intéressant. D’ailleurs, vous n’avez pas l’impression de faire du sport. Au bout de 3 mois à vélotaffer, j’ai bien perdu 2 ou 3 kg tout au plus. Si je continue ainsi, je pense qu’au bout d’un an, j’en serai à 12kg. C’est déjà pas mal, à condition d’aimer ça.

tapis roulant

Un tapis de course pour perdre du poids

Envie de perdre des kilos, un tapis de course fera l’affaire

Avec le vélo d’appartement et le vélo elliptique, j’en étais à au moins 20 kilos de perdus. J’étais bien loin de mon objectif de 50 kilos, mais j’avais assez de confiance en moi désormais pour passer à l’étape suivante. Avec l’expérience des deux vélos, j’ai voulu essayer le tapis de course et il faut dire que c’était bien loin de ce que je m’imaginais.

Tapis de course : des débuts difficiles

L’appel du cœur était, pour ainsi dire, très fort. Je voyais d’autres personnes courir avec aisance et sourire et je me dis que le tapis de course ne devait pas être si terrible que ça. Si j’avais pu venir à bout de deux vélos, ce n’était pas lui qui m’effrayerait.

Le premier contact avec la machine, c’était quelque chose. Le tableau de bord était assez riche de boutons. Au bout de deux minutes à ne pas savoir où appuyer sans péter la machine, j’ai dû faire appel à l’un des membres du personnel. Quelle vitesse voulez-vous ? M’a-t-il demandé. Je n’en savais rien. Tout ce que je voulais, c’était courir 1km en 15 minutes. Après avoir bidouillé sur la machine, le tapis se mit à rouler et c’est là que les choses sérieuses commencèrent.

Tapis de course : le détecteur de graisse

Les débuts me semblaient fastoches. Je venais de faire 2 minutes à 30 km/h et ce que j’en retenais, c’était que le tapis de course n’était pas si terrible que ça. C’est en entrant dans la 5e minute que la machine se mit à dicter sa loi.

D’abord, la partie inférieure de mon corps fut la première à payer le prix de mon arrogance. Mes cuisses et mes mollets se mirent à s’alourdir. Mais c’était mes genoux qui me faisaient le plus grincer.

Ensuite, mon bidon, lui aussi, était en train de comprendre qui était le roi de la piste entre le tapis et moi. Le vélo elliptique m’avait bien fait travailler, mais le tapis, lui, a le don de détecter les graisses rebelles. Tout le poids du haut de mon corps était en train de peser sur mes jambes et il faut dire que ce n’était pas moi qui dictais le ton. Au final, l’employé avait bien fait de me mettre à 30km/h autrement, il y a longtemps que je serais tombé dans les pommes.

Enfin, mon cœur fut le dernier à crier vengeance. Je pouvais le sentir battre comme un tambour  chinois. À mesure que les minutes s’égrenaient, je le sentais de plus en plus. Toutes les veines de mon étaient devenues saillantes, preuve de l’intense activité de mon système sanguin. Étant passionné de science, je savais ce que ça voulait dire : meilleur apport d’oxygène aux organes et aux cellules, renouvellement des cellules sanguines. En gros, j’avais tout bon.

Verdict

Bien que la première expérience fut traumatisante, je me suis habitué avec le temps et j’ai finalement pu atteindre mon objectif de 1km en 15min. Mon ventre et ma poitrine sont bien plus fermes. Les graisses de mon genou semblent avoir signé forfait. Le plus important, je suis plus endurant et je m’essouffle moins vite.